Le grand défi à l'heure actuelle, c'est l'éducation. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. L'école éduque aussi un peu. Il est important qu'il y ait une alliance objective entre l'école et les parents. 
L'éducation est le problème à poser le mieux possible pour que nos jeunes grandissent en étant bien préparés à la vie adulte. Surtout depuis l’intrusion du virtuel dans notre vie. Le virtuel, mal maîtrisé, est un vrai danger. Nous devons donc préparer nos enfants au réel, distinguer le virtuel du réel. 
Voici quelques pistes sérieuses pour l'éducation des enfants :

1) L'apprentissage de la vie sociale

       a) La "Loi"

Cela se fait essentiellement entre 0 et 6 ans. Les réflexes de la vie sociale pris dans cette tranche d'âge là ne s'oublient plus après. Cela commence dès la sortie de la maternité. L'enfant cherche à accaparer Maman. Le père rentre en jeu à ce moment là pour doucement faire comprendre à l'enfant qu'il y a des règles à respecter. Le père va donc jouer dès le début de la vie, le rôle de séparateur entre la mère et l'enfant. Le père est là pour faire respecter la loi. Ne pas apprendre dès le premier âge à respecter la loi, fait des hommes, des associaux. Il y a des lois partout dans nos sociétés humaines, il faut impérativement apprendre à les respecter. 
Entre 0 et 6 ans, s'il y a transgression de la loi cela implique une sanction. 

        b) Le respect des personnes

 

Que l'on soit chrétien ou philosophe, la personne quelle qu'elle soit est intouchable en temps que personne. Mais les actes qu'elle pose, eux, peuvent être mauvais et de ce fait doivent être sanctionnés. On a trop souvent tendance à confondre la personne et ses actes. Ex : on dit "tu es un voleur, un menteur" (association de la personne à son acte) au lieu de dire "tu as volé, menti" (différenciation entre la personne et son acte). Le respect de la personne s'acquiert dès le plus jeune âge. Ne confondons pas l'homme et ses actes. Les viols, rakettes, terrorisme... c'est intolérable. Le respect de la personne n'est pas la tolérance. 

        c)  L'esprit de service

La vie sociale n'est conviviale que si on rend service aux autres. Ex : une équipe de rugby, si elle n'est pas extrêmement solidaire, elle perd le match. Rendre service est le meilleur placement qui soit au monde car dans la majorité des cas les gens à qui on a rendu service, nous rendent service aussi. Et cela rend la vie sociale agréable.  Un grand élan de générosité entre personnes s'est développé pendant la seconde guerre mondiale. Dès que les gens rencontrent des difficultés importantes dans la vie quotidienne, ils deviennent plus solidaires entre eux. 

 

 

2) La structuration de la personnalité

       a) La confiance en soi

Il est important d'être fort, d'avoir une personnalité bien structurée, solide et confiante en elle-même. Notre devoir de parent est de transfuser à nos enfants cette confiance en soi. Commencer par s'aimer soi-même, se respecter soi-même. Chaque enfant est unique, donc incomparable, c'est un petit chef d'oeuvre de Dieu. En temps que parents, nous devons les aider à être eux-mêmes.
Nous avons tous des talents potentiels à développer, nos enfants aussi. Sur le plan scolaire, il est bien plus intéressant de faire travailler à un enfant ses points forts que ses points faibles. Car c'est sur leurs points forts qu'ils construiront toute leur vie. Plus on travaille ses domaines de prédilection, plus on gagne en confiance en soi. Dieu, lui-même, nous dit de développer nos talents. Dieu a fait en moi, potentiellement, un petit chef-d'oeuvre. Le goût, le talent et le travail sont tous les trois indispensables.

        b) La sérénité face à l'avenir, source de dangers ET de chances

 

Ne pas vivre dans l'émotionnel. Il est important d'analyser le monde dans lequel on vit pour en éviter les écueils : cela implique de passer de l’émotionnel au rationnel. Socrate l'a bien expliqué.  On change de partie du cerveau. On prend l'habitude du questionnement grâce à notre raison. C'est considérablement bon pour la personne humaine que de se poser des questions. Les enfants doivent nous poser leurs questions, pour que nous les rassurions. 

        c) La progression dans l'autonomie

Nous devons pousser nos enfants à l'autonomie. Mais l'autonomie n'est pas l'indépendance. Dieu dit clairement à son peuple de faire ce qu'il doit comme il le veut. Nous devons donc rappeler à nos enfants ce qu'ils doivent faire mais les laisser faire comme ils le veulent. 
Les règles du jeu social et la structuration de la personne sont des rôles dévolus au père. Le père dit la loi, la fait respecter, rassure et complimente. Cela a dix fois plus d'impact si c'est lui qui le fait que si c'est la mère.  Le rôle de la mère est différent : elle est l'incarnation  même de l'amour, elle transmet la tendresse et c'est indispensable à l'enfant pour lui faire aimer la vie. La mère donne l'amour, le père est bon dans l'action. Il est bon aussi d'éduquer nos fils dans ce sens là . Les futurs papas devront être  à l'écoute de leur femme qui percevra mieux qu'eux et avant eux ce qui est bon pour tel ou tel enfant, ce qu'il faut ajuster, recadrer...

 

3) Le sens de la vie

        a) Le travail

Plusieurs champs du bonheur s'offrent à l'homme. Tout d'abord, le travail. Il donne un sens à la vie, un sens d'utilité social. Il faut être fier de son travail et l'aimer. Il faut donc aussi apprendre à nos enfants à aimer leur travail. 

         b) L'amitié et l'amour

Le deuxième champ du bonheur est notre capacité à aimer, à donner. L'amitié et l'amour dans la gratuité changent la vie. Benoît XVI a très bien expliqué dans son encyclique "Deus caritas est" les trois degrés de l'amour : 
Eros = besoin d'être aimé pour soi
Filia = amour échange
Agapé = don de soi. 
Aidons nos enfants à développer de réels liens d'amitié sincères entre eux. 

 

        c) La relation à Dieu

Jésus lui-même a besoin d'être aimé. On ne peut pas être heureux sans se donner. Dieu est le seul qui puisse répondre aux problèmes du mal et de la mort.  La mort est incontournable. Le mal est guéri par l'amour de Dieu.  Dieu pardonne le mal que nous commettons et qui détruit la confiance entre Lui et nous. Nous devons tracer notre vie au milieu d'un monde où le mal et la mort existe. La relation à Dieu est donc incontournable pour rendre nos enfants HEUREUX. 
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crédit photo : daisy duck
Merci au Père Yannick Bonnet de m'avoir transmis son plan
et de m'autoriser à diffuser ces notes