Vous connaissez Léa ?? Pas encore. Il faut aller ici pour faire sa connaissance. Aujourd'hui Léa va vous raconter sa rush hour.

Léa est une jeune Maman dynamique, à la tête d'une petite FPME (comprendre Famille-Père-Mère-Enfants) de 8 enfants. L'aîné à 16 ans et le dernier 2.

Le Rush ? quel rush ? ce créneau d'horreur d'horaire se passe toujours  parfaitement bien chez Léa.

A 16 h 30, Léa récupère à la garderie Number 8 puis va à l'école pour Number 7, 6, 5, 4. Les collégiens rentrent à pieds, ils ont réussi à trouver une maison à deux pas de là (et le collège est top). Quant à Number One, il prend le bus pour le lycée, il est autonome aussi, bonheur ! 

Un plantureux goûter de tartines de confiture, chocolat et sirop les attends dans la vaste cuisine (Léa en mère attentive, a tout préparé avant). Personne n'est fatigué. Tout le monde est ravi de sa journée qui s'est déroulée pour chacun dans la joie et la bonne humeur. Chacun à son tour, sans se couper la parole, ils racontent leur journée passionnante : cela part du découpage, collage de gomette, atelier patouille, et motricité fine à la garderie en passant par les prouesses artistiques et graphique de Number 7 qui est en MS, puis les aventures des primaires sont racontés en détail, les sacrosaintes notes,  les appréciations A, EC, NA ou couleurs vert, orange rouge et enfin les sujets un peu plus polémiques arrivent sur le devant de la scène dès que Number One a fait son entrée car il adoooore les sujets polémiques, du genre  : pour ou contre le mariage des... Ah ! non pardon, ce n'est pas le sujet à aborder ici pour le moment. Bref, Léa, qui n'est pas du tout fatiguée par sa journée, profite à fond de ce moment délicieux où tous ses  enfants sont avec elle. 

A 17 h 30, Léa agite une petite clochette au son christalin pour signaler la fin du festin et le début des festivités ! Chacun, dans le calme, vaque à l'occupation liée à son âge et sans mouvement d'humeur. Number One va dans sa chambre pour y potasser ses leçons, il est brillantissime, cela ne lui pose donc aucun problème. Number 2 et 3 de même. Dès le collège, Léa estime qu'ils sont assez grands pour travailler en autonomie dans leur chambre (on leur bassine à l'école dès la GS qu'il faut qu'ils arrivent à travailler en autonomie, alors il y a un moment où il faut s'y mettre). Number 8 et 7 choisissent d'un commun accord le DVD qu'ils vont regarder pendant que Léa fera travailler Number 5 et 6  et supervisera le labeur de Number 4 qui est très autonome pour son âge (bonheur !). 

Un grand silence à peine perturbé par le son du film s'installe alors dans la maison.

Une heure plus tard, Léa agite à nouveau sa christaline clochette : normalement, le travail est terminé pour tous. C'est tout simplement l'heure du bain pour les petits et de la douche pour les grands. Sans plus tarder, Number One s'enferme dans la salle de bain et bientôt, on entend l'eau couler. Dès qu'il sort, il appelle le suivant et tout se passe dans le plus grand calme et à un rythme régulier. Inutile de vérifier si l'intégralité de ces petites personnes a bien été lavée, c'est TOUJOURS le cas chez les enfants de Léa !

Pendant ce temps, Léa a baigné Number 8 et 7 pendant que 6, 5 et 4 jouent un peu ensemble en attendant d'être appelé pour passer chacun à leur tour dans la baignoire. On chante, on rit, on est gai comme un pinçon, la vie est belle...

Léa ensuite s'attèle à la préparation du dîner. Très à cheval sur l'équilibre alimentaire, Léa veille à ne jamais faire la même chose...que la veille. Ce soir, ce sera, velouté de pois, soufflé au comté, salade verte, compote maison (inutile de préciser que tout ce que Léa donne à manger à ces enfants est intégralement fabriqué par elle-même, les plats cuisinés n'ont pas droit de citer dans la cuisine de Léa). 

A 19 h 30, le son christalin de la clochette refait son apparition et dans la seconde, un galop léger se fait entendre dans l'escalier. A peine une minute plus tard, les 8 sont à table, serviette sur les genoux ou autour du coup selon les âges. La classe !

On discute posément sans se couper la parole (ah oui ! ça je l'ai déjà dit...) pendant que Léa sert le velouté. Puis, plus un bruit  que celui des cuillères qui plongent avec une régularité d'horloge dans le fond des assiettes pour y recueillir le précieux liquide et le porter à la bouche. Bien entendu chez Léa, tout le monde à table se tient bien et ce n'est JAMAIS la bouche qui va à la cuillère mais TOUJOURS la cuillère qui va à la bouche ! Le reste du repas se déroule harmonieusement. Chacun aide à desservir et l'aîné passe l'éponge sur la table vide. 

Tout le monde se retrouve au salon pour la prière familiale car le mari de Léa vient d'arriver et d'embrasser tour à tour ses délicieux enfants.  Pour la prière, Léa a mis au point un système infaillible : chacun a un rôle attribué en fonction de son âge et personne n'y déroge. 

20 h 10, la clochette de Léa retentit encore pour sonner le début du coucher. Léa commence par number 8 pendant que les aînés passent à tour de rôle et sans bousculade dans la salle de bain pour se laver les dents. Léa supervise le brossage des dents de number 7, 6, 5. Les autres ont acquis une grande autonomie sans discussion sur ce plan là. 

A 20 h 15 tapante, de number four à number height, tout le monde est au lit. Les aînés disposent d'un peu plus de temps eu égard à leur âge. Léa, en bonne mère attentive adoorrre ce moment où ils sont tout gentils, jamais excités et près à recevoir un délicieux petit calin de leur maman, un baiser de leur papa, une parole d'encouragement, ou d'apaisement, une explication philosophique pour number one...

 TOUT EST BEAU DANS LE MEILLEUR DES MONDES

Aujourd'hui, c'est jeudi, le jour préféré de Léa. Pourquoi ? parce que ce soir là il y a :

- number one au taïchichouane jusqu'à 21 h. Il y va tout seul, il faut juste aller le chercher.

- number two au yijatsu jusqu'à 19 h, de même. 

- number three, four, five, à la danse amérindienne (ce sont des filles ! heureusement toutes dans le même groupe) de 17 à 18 h. Il faut les y déposer et c'est Mrs Scroutch, une amie de Léa qui les lui rammène. 

Les autres ? Heureusement, ils n'ont pas encore d'activités ouf ! 

Donc, le jeudi soir, c'est une jolie partie de "contre la montre" que nous joue Léa. A chaque fois elle se dit "plus jamais ça, la semaine prochaine j'annule tout" et chaque jeudi...ça recommence ! 

16 h 29, Léa est au taquet, number eight  dans les bras, devant l'école prête à bondir tel un pur-sang dans les stalles de départ. A 30 pile, la sonnette retentit et tout aussitôt, doublant tout le monde sans dire bonjour ni bonsoir, Léa bondit dans la cour, attrappe number seven d'une main, number six de l'autre et hèle number five and four qui jouent, insouciants, au fond de la cour. 

Il s'agit d'être tapante à l'heure au cours de danse amérindienne ! Il y a  20 min de trajet et 10 min pour se changer, c'est chaud ! Mais Léa peut le faire !

Mais comme souvent, c'est sans compter sur les imprévus ! Dans sa course pour suivre sa Môman, number seven s'est erraflé le genou par terre. Arrêt stop net. Consolation express. Départ au galop. Zut ! super zut ! Léa a oublié le goûter ! Mais pourtant ça ne lui arrive jamais ce genre d'aventure !

Démarre alors instantannément une longue plainte inintérompue de 5 bouches affamées (qui n'ont rien mangé depuis des heures !!!) et ils ont soif en plus, même en plein hiver ! Gros, gros, gros, énorme scrupule de Léa qui mettra plusieurs jours à ne plus s'accuser d'être une mauvaise mère. 

17 h 01, arrivée fracascante des filles de Léa au cour de danse Amérindienne. Le cour a commencé, les trois filles se changent dans une précipitation non descriptible, Léa lance des ordres aux uns aux autres et à tout ceux qui passent à proximité, les chaussettes, les chemises, les pantalons volent dans le vestiaire... Bref, à 02, les filles font une entrée au sourire crispé dans la salle, accueillie froidement par Mademoiselle Samorar qui enseigne cette danse depuis bientôt 30 ans et ne supporte pas la moindre seconde de retard. Mademoiselle Samovar, 1,80 m chignon gris haut perché sur la tête, fusille du regard Léa qui est repartie pour une bonne série de scrupules envahissants. 

Le contre la montre continue car les estomacs sont toujours vides. Léa se gare rageusement dans un crissement de pneu devant chez elle à 17 h 25. Tout le planning horaire habituel est à l'eau bien entendu, il va falloir improviser et avec le sourire, Léa a horreur de ça, elle préfère tellement lorsque tout est bien réglé...

Dans la cuisine, règne très rapidement un niveau sonore rarement atteint car le goûter n'étant pas prêt et les enfants étant très habitués à aider, chacun y va du sien : tirant un tabouret, sortant des verres, préparant une cruche, coupant du pain, sortant la confiture. C'est une véritable ruche, Léa n'ose même pas regarder de peur que cela ne déclanche un cataclysme de téléscopage entre deux numbers qui provoquerait immencablement de la casse ou de la dégoulinade de liquide collant quelconque... Mais ouf ! ça se passe...et plutôt bien. Léa se pose donc avec ces chers trésors.  Elle se prépare un bon petit Earl Grey impérial, son thé préféré pour cette heure là, quoiqu'il soit déjà un peu trop tard. Léa se laisse aller à une douce rêverie en écoutant d'une oreille les péripéties de number six, seven and eight. 

A 18 h 15, Mrs Scroutch sonne et par la même sort Léa de sa léthargie. Tout se bouscule alors dans sa tête : coucher, bains, devoirs, diner, non ce n'est pas dans cet ordre là. Bref, elle se dépêche de mettre les filles au travail qui trouvent l'occasion de se chipoter pour un stylo bille 4 couleurs. Number eight et seven n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le DVD à regarder. Léa tranche, il est trop tard ce soir, il n'y aura pas de DVD. Les deux petits partent dans leur chambre en pleurant. Rescrupule pour Léa. Il faut maintenant calmer les filles et lancer le travail scolaire sans tarder car il est déjà 18 h 40 et cela n'augure rien de bon pour la suite d'avoir un tel retard. 

 A 18 h 58, Léa soudain se rappelle qu'il ne faut pas oublier number two qui est au yijatsu. Léa grimpe quatre à quatre les deux étages qui la sépare des chambres afin d'attrapper rapidos number eight qu'elle emmène avec elle. Les autres se gardent en autonomie sans souci...en principe.

Heureusement, le cour de yijatsu n'est pas très loin et Léa arrive au moment où number two sort. Pas de perte de temps. Il y a juste number eight qui réclame à tue tête son dessin animé. Scrupule...

Quelle heure est-il ? 19 h 15 !!! déjà !!!! mais le dîner n'est pas prêt !!!! Léa ouvre sans espoir le réfrigérateur qui ne lui donne pas la réponse à toutes ses questions. Puis, c'est le tour du placard à épicerie d'où Léa sort une soupe en brique, des nouilles et une boîte de sardines. ça ira bien pour ce soir. 

Léa met à réchauffer le contenu de la soupe dans une casserole, installe aussi une casserole d'eau à bouillir pour les pâtes et sort de la cuisine pour indiquer aux filles qu'elles font beaucoup trop de bruit et d'une et qu'elles doivent aller au bain de deux. 

Oui mais, le bain n'est pas coulé, number eight, seven, six, five, four ne sont pas non plus lavés harrrgh ! Léa fonce dans la salle de bain, allume les robinets à toute force, monte quatre à quatre les escaliers jusqu'au deuxième, deshabille number eight tout en hurlant l'ordre de se mettre au bain aux autres qui ne l'écoutent pas. Elle redescend avec number eight (ce n'est pas pratique cette salle de bain au rez de chaussée...) sur la hanche, le lave à tout allure et dans sa précipitation lui met un peu de savon dans l'oeil. Alors là, hurlement à en faire trembler les murs de la maison (number eight est un garçon, il est très douillet). Dans la seconde, une miriade de petites têtes curieuses apparaissent au seuil des chambres. Qu'est ce qui se passe ??? Les questions fusent. Léa calme le grand blessé, lave l'oeil abondamment avec du serum phy et hurle aux autres que tout va bien, continuez ce que vous avez à faire !!!!! Il est à noter, que dans l'adversité, Léa ne perd tout de même pas son sang froid.